La plupart des textes ci-dessous existent déjà sous forme de chansons, ces dernières naîtront sur scène ou lors de futurs enregistrements. Pour d'autres, il s'agit de textes qui doivent encore être mis en musique.

INDEX

180 (TÊTE À L'ENVERS)
ABSENCE
L'AMOUR DANS L'OMBRE
BANDE ORIGINALE
BRUXELLES
COMME TU ME MANQUES
EIGHTIES
ELVIS BLUES
'FAUT PAS POUSSER
FRT FK
GAME OVER
IN MEMORIAM
LATITUDES
LE JOUR OÙ TU NOUS REVIENDRAS
LE PLEIN DES SENS
MORT SUR LE NIL
MP3
PARDON
PARENTHÈSE
PARIS H.
PRÈS DE TOI
QUI EST COMME DIEU
SALUT MARILYN
SEPTEMBRE
SERIAL LOVER
SO LONG BABY
TOI D'ABORD
TOILE
TOI SANS MOI
VOL DE NUIT


TEXTES

ABSENCE

Où que ton regard se pose
J'entends
Ta voix, tes pas
Ce sera long et loin en moi
Qu'y a-t-il en dessous ?

Je te garderai
Je te cacherai
Et je t'aimerai
En silence
Planté dans le désert
Avec pour seul repère
Ton absence.

C'est désirer la vie
Plus belle et plus vraie
Que d'aimer le mystère,
C'est lui donner un sens
Caché au fond de soi,
Un soupir, un émoi,
C'est respirer l'amour
Et ce qui nous entoure.

Je te garderai
Je te sentirai
Et je t'aimerai
En silence
Planté sur la banquise
Avec pour seule devise
Le jour de ta naissance.

C'est désirer la vie
Et vénérer l'intense,
Choisir une voie nouvelle
Que de garder sous clé
Et la vue et l'attrait
De ce qui est secret,
N'en jamais découvrir
Que l'ombre d'un sourire.

Je te garderai
Je te cacherai
Et je t'aimerai
En silence,
Planté en plein hiver
Avec pour seule lumière
Ton absence,

Je te garderai
Je te toucherai
Et je t'aimerai
En silence,
Aux confins de mon cœur
Avec pour seule chaleur
Ton absence.

© Arnaud Charreyre - Montréal, Londres, novembre 2001

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LATITUDES

Terminal 3
Heathrow Airport
By Air Canada
Retrouver mon nord
Respirer loin d'ici
Mon royaume pour un ailleurs
Oublier qui je suis
Et devenir meilleur

Mais qu'importent les latitudes,
Rien ne passe
Incommunicado hélas
Tout reste solitude
Quoi que l'on fasse
Incommunicado hélas
Hélas...

Flight connection
Porte 26
Sauver mon âme de môme
Life jacket under my seat
Ciel infini
Je tends la main et je touche
Les étoiles qui brillent
Lorsque le jour se couche...

Mais qu'importent les latitudes (...)

Incommunicado hélas
Incommunicado hélas
Incommunicado hélas...

© Arnaud Charreyre - Montréal, octobre 2001

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SALUT MARILYN...

Salut Marilyn, je t'écris
Même si ça t'étonne ;
Dis-moi, quelle heure est-il là où tu es ?
Ici, le soleil brille, puis la pluie retombe
Lorsque l'orage tonne
Et c'est à toi que je pense, noyé dans l'automne.

Bon ok, c'est la vie,
On pleure, on rit, puis on s'abandonne
A certaines heures de ces nuits sans sommeil...
J'aurais aimé partager mes insomnies
Avec toi aussi,
On ne s'est pas connu, mais je crois savoir
Qu'on aurait pu être amis un jour quelque part...
J'en ai le regret
Quand je l'imagine
Salut Marilyn...

J'ai lu tous ces écrits
Parlant de ta vie
Mais ce qui m'impressionne,
Ce sont ces mots perdus dans un télégramme ;
Pour trouver le repos, on passe le relais
Mais il n'y a plus personne...
Au fond, vivre, c'est rire et oublier son âme.

Salut Monrœ,
Je t'écris et tu me pardonnes
Si dans ma tête et dans mon cœur,
On est frère et sœur ;
Salut Norma Jeane,
Je t'écris même si c'est insensé,
On ne s'est pas connu, mais je crois savoir
Qu'on aurait pu être amis un jour quelque part...
J'en ai le regret
Quand je l'imagine
Salut Marilyn,
J'en ai le regret...
Quand je l'imagine
Salut Marilyn.

© Arnaud Charreyre - Montréal, novembre 2001

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TOILE

Haut
Au-delà des eaux
Des mers
Je erre...

Aux
Quatre vents et j'au-
Torise
La brise

A m'ôter de terre
C'est beaucoup mieux
L'adieu
Au revoir, à bientôt...

Au revoir, à bientôt
Car c'é-
Tait vrai

Aus-
Si vrai que tes faux
Dali
Géri-

Cault,
Tes précieux tableaux
Notre a-
Mour à

L'eau
Est au fond plus beau
Fini
Qu'un Pi-
Casso

M'ôter de terre
C'est beaucoup mieux
L'adieu...

© Arnaud Charreyre - décembre 1999

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BANDE ORIGINALE

Je suis resté chez moi
A cause du feu dans l'âtre
Et de la bande originale
Du film " Elephant Man "
J'ai écouté je crois
Plus de vingt fois cet adagio
Qui met le frisson sur ma peau
Et j'ai repris du Seconal
Je me suis étendu par terre
Et le feu comme une panthère
Déroulait son corps souple et jaune

Bande originale d'une nuit comme les autres
Bande originale, ce monde n'est pas le nôtre
Bande originale, BOF or soundtrack
Bande originale en repeat quand on craque

Je suis resté chez moi
A cause du feu dans l'âtre
Et de la bande originale
Du film " Elephant Man "
J'ai mis le titre trois
Et me suis remis sur le dos
J'ai pensé à ces mots idiots
Ecrits dans une lettre banale
Déposée sur la table en verre
Où trône un " Bon anniversaire "
Et un ours au sourire atone

Bande originale (...)

Je me suis levé, maladroit
J'ai placé trois bûches dans l'âtre
Je sais que j'étais lent et pâle
Comme dans le film " Elephant Man "
J'ai entendu je crois
Les cordes de cet adagio
Qui met le frisson sur ma peau
J'ai pris le dernier Seconal
J'ai jeté le flacon de verre
Et j'ai pensé, couché par terre :
" C'est Joseph Merrick et pas John ".

© Arnaud Charreyre - mars 1999

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180 (TETE A L'ENVERS)

180 dans un tunnel...j'ai l'air bien ! J'suis encore belle
Minuit vingt à sa Cartier, j'ai l'air bien, bien encastrée
D'où viennent ces flashes ? C'est comme une tache sur mon Versace crème clair
Qu'on me détache et désencadre mes jambes gainées sous l'passager
180 - Treizième pilier, plus de Chanel, de Versace

(180) A rouler à tombeau ouvert
(180) On se retrouve tête à l'envers
(180) Avec un Spencer tout tâché

(180) Et le costume en Prince de galles
(180) Du chauffeur me semble aussi mal
(180) En point, les deux sont bons à jeter...

Sensiblement je risque un coup d'œil et me tord le cou :
Des néons, du béton, du verre ; 180 - tête à l'envers
D'où viennent ces cris, ces flashes, ces bruits
Ma Gucci s'en va, comme ça traîne...ces gyrophares, mais qu'on m'emmène
Et qu'on découpe la Mercedes...enfin, les débris qu'il en reste

180 (...)

Que l'on m'emporte, que l'on me sorte de ce tombeau noir et blindé
De ces tôles tordues et froissées qui se sont enroulées sur moi
Comme un amant ouvre ses bras pour offrir un vol, une étreinte
Blottis derrière des vitres teintes...
Il y a une odeur dans l'air...ou Lanvin ou Daniel Hechter

180 (...)

© Arnaud Charreyre - septembre 1997

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COMME TU ME MANQUES

C'est noir sur blanc que ma douleur s'est imprimée
Comme un journal, à faits d'hiver, papier glacé,
De tentatives en expériences, j'écoute chanter le silence
Ma solitude et tous ces refrains familiers

J'observe la jalousie, je l'écarte un peu
Le ciel est couleur de métal, l'air est gris - bleu
Répétitives circonstances, la rengaine de ces absences
Je suis " single " en mode " repeat ", ça sonne creux

Dis-moi au moins si je suis dans les statistiques ?
Je me sens en dehors de tout ce qui implique

Comme tu me manques
Je vise à perdre
Haleine l'encre
De mon chagrin couleur d'ébène
Comme tu me manques
C'est pas la peine
De jeter l'ancre
Dans la baie du temps qui s'égrène

Comme il n'y a pas de secours prévus pour moi
Je m'en retourne au lit pour la énième fois
Dans ma soûlographie je vois
Des graphiques de toi et de moi
En ce lieu le chemin me paraissait radieux

J'écoute la berceuse qui tombe des nuages
Je connais la rengaine de ces moments sans âges
Le silence et la solitude, ces refrains dont j'ai l 'habitude
Sont là pour me rappeler ce que je n'ai plus

Dis-moi au moins si quelque part une île existe ?
Qu'on s'y retrouve tôt ou tard ce qui explique

Comme tu me manques (...)

© Arnaud Charreyre - mars 1999

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SERIAL LOVER

J'ai rêvé
Que t'étais revenu
Je serrais ton corps nu
M'y vautrais sans pudeurs ;
D'une rave
Ecartelant ma nuit
Aux couleurs de ta vie
Sur ton front en sueur
Je voudrais
Des déviances alanguies
Violant ton Yoghi
Et t'apprenant la mort
Un matin
De paille humide et jaune
Désintégrer l'atome
Chevillé à ton corps

Aya yayaya
Aya yayaya

A la lueur du feu
Je lis au fond du bleu
De tes yeux une Sainte Ecriture

Je lis des mots d'adieu
Et les ordres d'un Dieu
Qui a créé ma nature

J'ai rêvé
Mais il y avait la lumière
Il y avait mes yeux ouverts
Et je ne dormais pas
Je saurai
T'aimer en transparence
Et pénétrer l'absence
Infirmer l'au-delà
Je voudrais
Un soupir pour conclure
Ta dernière aventure
Avec moi en ce jour
Je voudrais
Te dédier aux vivants
Et te semer aux vents
En tronçons mon amour

Aya yayaya
Aya yayaya

A la lueur du feu (...)

© Arnaud Charreyre - septembre 2000

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'FAUT PAS POUSSER

Trois gosses
Introduits de force,
Et des murs tellement gris,
Voilà ce que j'ai :
Des bosses,
Des bleus et des poches
Sous mon regard qui
Décompte les plaies.
J'suis pas sa femme, j'suis son objet,
J'suis son jouet, son Rubbick's Cube®
Prête à l'emploi quand il s'agit d'me colorer.
J'suis pas sa femme, j'suis son jouet,
Pas même son chien, j'suis son hochet
Prête à l'emploi quand il s'agit d'me secouer

Parfois je rêve que je m'éloigne
Entre deux vols planés
Sur Domestic Airlines

Il me bat ?
J'm'en bat l'œil
Il me viole ?
J'm'en tamponne
Que voulez-vous ?
Je suis à bout, si fatiguée,
Et laissez-moi m'laisser aller,
Pour que je tombe, 'faut pas pousser.

Du stress,
Voilà ce qu'il me reste,
Et le dégoût de moi,
Voilà ce que j'ai :
Des crosses,
Des cernes et des broches,
Des petits morceaux de moi
Que je lui sers en entrée.
J'suis pas sa femme, je suis son verre,
Son bar et son demi de bière
Prête à l'emploi pour brasseur expérimenté
J'suis pas sa femme, j'suis son cauchemar
Et son Basket du samedi soir
Prête à l'envoi quand il s'agit d'faire un panier

Parfois je rêve que je m'en vais
Entre deux longues distances
Sur Domestic Airways

Il me bat (...)

© Arnaud Charreyre - Bruxelles, décembre 2001

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SEPTEMBRE

Dans le verre
Où l'acier s'est noyé dans la poussière
Je dis ton nom et les flammes me lèchent
Dans la brèche
Je perçois l'éternité de l'enfer
La terre est à mes pieds, je bats des ailes
Mais je t'appelle,

Chacun sa tour,
Chacun sa croix suivant le poids des jours,
Je murmure un nom, septembre m'entoure
Mais mon amour...

Aime-moi,
Oublie-moi
Dis-moi
Crois-moi
Pense-moi
Guéris-moi de l'émois quand vient ce mois
Septembre est là

Aile-toi
Rêve-toi
Dis-toi
Quand tard une étoile
Au ciel de Kandahar ou Manhattan
Sera mon âme

Dans l'azur
Enfumé les sirènes des voitures
De pompiers chantent une mélodie pure
Et en mesure
Je dis des mots
Que tu entendras par d'autres que moi
Des mots simples et compliqués à la fois
Et tu sauras

Dans l'acier
Dans les hauteurs de ce ciel enfumé
L'heure où le monde me devint étranger
Je n'ai pensé qu'à toi

Aime-moi (...)

© Arnaud Charreyre - septembre 2002

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BRUXELLES

Il pleut en travers des phares
Et sur les boulevards
Les gens se pressent
J' passe devant la Bourse
Et le cinéma de ma jeunesse
Soir de décembre, j'ai des cadeaux pour Noêl...

Je suis un enfant dans Bruxelles...

En longeant la rue du Lombard
Je rase les murs
Mais il tombe à verse
Je traverse au feu est rouge
La Grand Place est enfin déserte;
Flotte encore l'odeur
Du vin chaud à la cannelle

Je suis un enfant dans Bruxelles...

C'est ma ville et mélancolie...
Des souvenirs d'enfant, lointains
Je carresse la statue de cuivre
Je fais un vœux
Oublié demain

Galerie de la Reine
Des passants écoutent
Un violoniste
J'descends la rue des bouchers
Où les rabatteurs
S'attaquent aux touristes
Qui flambent ce qu'ils ont
Au fond de restaus poubelles

Je suis un enfant dans Bruxelles...

Puis j' vais chercher ma voiture
Place De Brouckère
Et je m'imagine
Deux amoureux au ciné
Qui à s'embrasser ont raté le film
Les amours débutantes
Dans cette ville sont si belles

Je suis un enfant dans Bruxelles...

Les amours débutantes
Dans cette ville sont si belles...

Je suis un enfant dans Bruxelles.

© Arnaud Charreyre - septembre 2003

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PRÈS DE TOI

Des illusions d'hier
Des passions d'aujourd'hui
Du parfum délétère
De l'amour qui s'enfuit

Des horizons bouchés
Et des journées d'ivresse
Des chiens abandonnés
Et de ceux qu'on carresse

Oh! Tu sais, sois certain
Que je n'en dirai rien
Je tiendrai ma langue
Et la tienne confondues
Chaque nuit
Près de toi
Près de toi
Près de toi
Près de toi

De ma joie d'être né
Du bonheur de l'enfant
De ce cœur éreinté
Qui te sourit pourtant

Des feux de la colère
De la résignation
Des joutes et des mystères
Qui portent nos deux noms

Oh! tu sais, sois tranquille
Rien ne m'est plus facile
Rester sur mes gardes
Et sur ton corps étendu
Chaque nuit
Près de toi
Près de toi
Près de toi
Près de toi

Oh! Tu sais sois certain
Que je n'en dirai rien
Je tiendrai ma langue
Et la tienne confondues
Chaque nuit
Près de toi
Près de toi
Près de toi
Près de toi

© Arnaud Charreyre - septembre 2003

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PARDON

Pour toutes ces chansons
Qui n'auront pas de noms
Et seront lettres mortes
Pour tous ces mots d'amour
Qui renaîtront un jour
Sur les lèvres d'un autre
Je demande Pardon
C'est la fin d'une histoire
J'ai gagné, j'ai perdu
Du temps et la mémoire
Pour que vole l'espoir
J'ai fais ce que j'ai cru

Pour ces moments perdus
Que nous aurons vécu
Embués de silences
Quand le temps vous dévore
Vous recherchez le port
Où ancrer l'existence...
Je demande Pardon
Vous ne saurez jamais
Combien j'ai reconnu
Le chagrin qui nous lie
Le soleil et la pluie
En nos cœurs éperdus

Pour la folie aveugle
Qui nous fait voyager
Au-delà des limites
Pour les mots, les saisons
Qui portaient nos deux noms
Avant qu'on ne se quitte,
Je demande l'oubli,
Une douce amnésie
Qui pourra contenter
Tout ceux qui m'ont trahis
Parce qu'ils m'ont haïs
Parce qu'ils m'ont aimé....

Pour m'endormir enfin
Sans plus penser à rien
Ni demain, ni jamais,
Effacer l'essentiel
Et retrouver au ciel
Cet enfant que j'étais
Je demande Pardon
Je n'ai fais que passer
Et puis l'heure est venue
Sans se dire au-revoir
On conserve l'espoir
D'un ailleurs inconnu.

© Arnaud Charreyre - novembre 2003

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EIGHTIES

On était
Tous deux c'est vrai
Devant la télé
Les héros
De ces années en
Dessins animés
Bien en vie
Le mercredi
Après-midi
On vivait dans
Un rêve éveillé sans
Le réaliser

C'était les eighties
Années-friandises
Qui nous ont vu passer
C'était les années
Fric et télé
Dans les cours de récré

Un peu plus tard
Même décénnie
On broyait du noir
En plongeant
Nos corps d'adolescents dans
L'eau de nos miroirs
Les bras trop grands
Et le regard qui dit
Je n'sais plus où aller
On était sur
Les routes de Romes sans
Le réaliser

C'était les eighties
Champs Elysées, Le luron a la télé,
C'était les années-premier amour
Poèmes désespérés

C'était les eighties
La terre promise
La dance à tout casser
C'était les années
Où on pensait toujours
Et c'était plus jamais
C'était les eighties
Comme une joie de vivre
Qui s'est évaporée
C'était les eighties
Qui se sont envolées
En janvier 90

© Arnaud Charreyre - juin 2004

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TOI SANS MOI

En adoration dedans toi
Je revois d'anciennes images
L'orage est seul à éclairer la nuit
Ou tout commence, ou tout fini
La voix de ton souffle me ravage,
Sur mes lèvres le goût de ta bouche
Sur mon corps ton corps qui se couche
Comme des flashes d'il y a bien longtemps
Tout ce que ma mémoire me rend
Feu mon amour, oui, ça me touche

Ca restera toi sans moi
Et tout se consumme au-delà
Là où s'enterre une autre vie
Où tout commence, où tout fini
Etc&ælig;tera...
Ca restera toi...
Ca restera toi sans moi...

Plus besoin des mots ni des heures
Sur la nudité de mes peurs
L'orage est seul à éclairer ma vie
Dépossédée de tes envies
La voix de ton souffle, ça me dit...

Ca restera toi sans moi (...)

© Arnaud Charreyre - octobre 2004

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IN MEMORIAM

Un jour j'ai retrouvé ma route
Le cœur éreinté par le doute
Par des promesses imbéciles
Faites par ceux qui n'l'étaient pas moins
Un jour j'ai r'trouvé mon chemin

Après des années de musique
Valse hésitation et panique
Sentiment d'abandon total
Je pensais ne servir à rien
Et puis j'ai r'trouvé mon chemin

C'était la valse aux salauds
Et aux paroles à deux balles
Je les emmerde à tours de bras:
Une chanson in memoriam

In memoriam
Puisqu'il faut en finir un jour
Des ses haines comme de ses amours
J'oublie mais ne pardonne rien
Et j'ai retrouvé mon chemin
In memoriam
C'était un automne magique
Mes mots à nouveau héroïques
Hors de moi qui m'aiment et me suivent
Quand enfin j'ai atteint la rive

Un jour j'ai retrouvé ma voie
Celle qui mène jusqu'à toi
Et n'en déplaise aux imébciles
Il me plait d'enfin te le dire
Ma vie est dans notre avenir

Un jour j'ai retrouvé ma route
Le cœur éreinté par le doute
Par des promesses imbéciles
Faites par ceux qui n'l'étaient pas moins
Un jour j'ai r'trouvé mon chemin

C'était la foire aux faux culs
Et la mer des mythomanes
Je les emmerde à tours de bras:
Une chanson in memoriam

In memoriam (...)

© Arnaud Charreyre - novembre 2004

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LE JOURS OÙ TU NOUS REVIENDRAS

On aura l'écho d'un sourire
Et la douceur du souvenir
Le jour où tu reviendras

On aura l'image et le son
Le trésor au fond du galion
Et des mots qui parlent de joies

Des mots nés d'un trop long silence
Des mots-clés qui donneront un sens
A ce que nous pensions tout bas

Le jour où tu nous reviendras...

On aura nos peaux qui se touchent
Mes lèvres sur tes lèvres qui se couchent
A l'heure où le soleil s'en va...

Comme une vie simple et tranquille
En équilibre sur un fil
Je sais déjà que tu diras

Des mots qui montent vers le ciel,
Des mots démontés, essentiels
Pour nous rejoindre toi et moi

Le jour où tu nous reviendras...

Et puisque tout passe ici-bas
Vienne le jour, année-zéro
Lorsque nous nous dirons ces mots

Ces mots nés d'un trop long silence
Ces mots-clés qui donneront un sens
A ce que nous pensions tout bas

Le jour où tu nous reviendras...

© Arnaud Charreyre - avril 2005

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MORT SUR LE NIL

On a dû voir
Mort sur le Nil
Au moins cent fois
Il y avait vous, il y avait moi,
C'était mon île
Mon île à moi

Mais le hasard
Parfois s'en mêle
Et c'est comme ça
Il y avait vous, il y avait moi,
Puis il y eut elle,
Qui sait pourquoi

Je ne lui donne qu'un silence
Pour clore notre contentieux
A coloniser mon île
En missionaire de l'ordinaire
Là où elle est...

C'est sacré, cité interdite,
Profaner l'amour est un crime,
Ce flou que notre cœur abrite
A rien d'écrit jamais ne rime
Et je revois Mort sur le Nil
Et je revois Mort sur le Nil

Puisque l'espoir
Tiens à un fil
Une dernière fois
Il y avait vous, il y avait moi
C'était mon île
Mon île à moi

C'est sacré (...)

Je lui rend mon indifférence
Où sa trahison commence
A coloniser mon île
En missionnaire de l'ordinaire
Là où elle est...

© Arnaud Charreyre - avril 2005

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SO LONG BABY

Au bout de la nuit, possède...
So long baby
Battant d'avant en arrière
So long baby
Toute honte bue, je bisse
So long baby
Raide est la pente et je glisse
So long baby
So long baby

Vidé de toute substance
So long baby
Pénétré par la souffrance
So long baby
Tes abandons sans désir
So long baby
Tout ce gâchis à venir
So long baby
So long baby


a pas feutrés, je coule à pic
So long baby
Décode la fiche technique
So long baby
Précautions d'usage encore
So long baby
Ne pas m'agiter trop fort
So long baby
So long baby
So long baby
So long, tant pis...
So long baby
So long baby
So long, tant pis...

© Arnaud Charreyre - avril 2005

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VOL DE NUIT

Petit mail nocturne car ton regard sur moi me manque
J'aime comment tu m'aimes, aussi bien j'espère te le rendre
Me souvenir de ce regard fait revivre la caresse
D'une solitude confortable, je te l'ecrit mais sans tristesse

Va savoir ce qui aurait pu être avec des si
Dans une autre vie, si je n'étais pas qui je suis
Voir cette Italie que tu aimes, moi qui en ignore tout
Des musées, des ruelles, marchant bras dessus, bras dessous

Te présenter Québec, au Montroyal nous enlacer
La ville à nos pieds, dans le soir tombant t'embrasser
Rentrer à l'hôtel, une douche tendre ensemble et s'endormir
Dans tes bras, dans ton souffle, dans cette vie-là, j'y arrive

Selon les circonstances, le rêve n'est pas un mal, n'est-ce pas?
Comme le nuit s'avance je peux rêver d'être un autre que moi
Ce n'est pas ma vie, pas la tienne, mais qui tu es et qui je suis
Me fait peindre au pastel une imaginaire autre vie

La nuit autorise ces digressions, pour tout te dire
Je n'ai qu'à fabriquer de toutes pièces des souvenirs
Qui n'ont jamais été, mais je peux t'avouer je crois:
C'aurait pu être beau de nous voir ensemble toi et moi.

© Arnaud Charreyre - avril 2005

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LE PLEIN DES SENS

Les jours d'été
T'es calé
Peut-être à cause de moi
Et les jours d'hiver
Tu t'enterres
Sans doute à cause du froid
Moi qui me languis de voir
La jauge du réservoir
Grimper mais tu disparais
Là bas
Tu voles
Tu es...
Tu es le plein des sens
Je pourrais faire
N'importe quoi
Décrocher le Soleil
Et repeindre le ciel
Tu n'as qu'à demander
C'que tu voudras
Les jours de gel
Tu te scelles
Me laissant hors de toi
Si bas que le bât blesse,
J'encaisse,
Sachant qu'un jour viendra
Je suis sur le bas-côté
Vois-tu prêt à démarrer
Rongeant mon frein je te sais
Par là
Tu voles
Tu es...
Tu es le plein des sens(...)
Tu es le plein des sens
Tu pourrais faire
N'importe quoi
Me prendre par la main
M'aimer jusqu'à la fin
D'un monde qui sera
C'que tu voudras


© Arnaud Charreyre / Cédric Lawde - août 2005

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TOI D'ABORD

Oh, comme ça me plairait
Si tu m'aimais encore

Te souviens-tu comme j'é-
Tais heureux alors?

Mais plus les liens se délient
Plus le manque me mord

Si c'est chacun pour soi
Ce sera toi d'abord
Toi d'abord...
Toi d'abord...
Toi d'abord...
Toi d'abord...

Un beau jour on oublie
C'est écrit quelque part

Et l'on fait de l'envie
Un trou de mémoire

Mon amour, tel que je suis
Jusqu'à l'heure de ma mort

Si c'est chacun pour soi
Ce sera toi d'abord

Toi d'abord...(...)

Puis en passant la porte
En entendant le bruit
De ces gonds qu'elle en sorte
Comme toi je la suis...

Un beau jour on se dit
Ca ne mène nulle part

Et mon cœur me détruit
Et le temps me ravage

D'autres jours ont suivis
Du Pérou aux Açores

Et chaque fois depuis
A l'heure où je m'endors, je pense à...

Toi d'abord...

© Arnaud Charreyre - août 2005

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PARIS H.

Du moment qu'on en fait des tonnes
Qu'on n'parle à personne
Du moment qu'on nous fait injure
Pour que ce soit bon, faut qu'ce soit dur
Du moment qu'la vie nous enterre
Qu'on est bruts et fiers
Jolies blondes
ne soyez pas comme
ne soyez pas comme
ne soyez pas comme
Cette pauv' conne de Paris Hilton

Du moment qu'on se fout de tout
Qu'on se pend au cou
Des bellâtres et des diamants
Autosatisfaits, dans le vent
Du moment que fric et caniche
Aussi con que riche
Pour abreuver
De silicone
De silicone
De silicone
Cette pauv'conne de Paris Hilton

On se souvient de Marilyn
Gracieuse et divine
Ou de la beauté de BB
Mais pourquoi se pencher
Sur cette neurone incomplète
Arrogante et bête
J'suis pas là
Au cas où elle sonne
Au cas où elle sonne
Au cas où elle sonne
Cette pauv'conne de Paris Hilton
Du moment qu'on regarde ailleurs
Qu'on r'connaît le bonheur
D'aimer ce qui n'est pas parfait
Qu'on préfère le cœur aux billets
Du moment qu'elles resteront celles
Qui savent que le vrai les rends belles
Elles ne deviendront
Jamais comme
Jamais comme
Jamais comme
Cette pauv' conne de Paris Hilton

Jolies blondes
Pour plaire à votre homme
ne soyez pas comme
ne soyez pas comme
Cette pauv' conne de Paris Hilton

© Arnaud Charreyre - septembre 2005

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PARENTHÈSE

On s'est retrouvé un beau jour
Longtemps après que notre amour
Se fut consummé corps et âme

Et dans tes yeux j'entrevoyais
Par éclats celui que j'étais
Quand tout à l'objet de ma flamme

Je t'offrais en guise de gage
Des années de vie, de partage
Mais d'années, il n'y en eut aucune...

Tu es aussi belle à présent
Que tu ne le fus de mon temps
Bien d'autres t'offriront la lune

***

C'est gênant, on n'sait pas quoi dire
Deux banalités, trois sourires
Tandis que nos souvenirs dansent

Si tu pouvais de nos regrets
Ne souffler mot, je ne verrais
Rien à redire de tes silences

On est bien mieux à n'être plus
Du passé que des inconnus
Qui se sont croisés par hasard

Et comme la ville nous tourne autours
Comme le temps suspend son cour
Chacun condamne sa mémoire

***

Tu vas reprendre ton chemin
Moi je vais reprendre le mien
Et c'était une parenthèse

Qu'on ferme en se tournant le dos
L'esprit envahis des échos
De feu nos promesses et nos rêves

Au milieu de cent inconnus
Je pense à tout ce temps perdu
Que l'on ne rattrape jamais

Et je vais retrouver ma vie
Telle que je l'ai faite aujourd'hui
Sans toi que j'aime et qui le sais.

© Arnaud Charreyre - septembre 2005

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QUI EST COMME DIEU

Ohé soupirs
Ohé désir
Et pour tout bagage
Mon cœur en naufrage
La clé de la voûte
Passeur à l'écoute

Et toucher
Caresser
Partager
Qui est comme Dieu
L'archange et le vœux
Et plus tendre
Et t'entendre
Et t'attendre
Qui est comme Dieu
Ma mer et mes cieux

Ohé l'accord
Ohé encore
Et pour toute langue
Le souffle qui tangue
Bassins qui se pâment
Langueur océane

Et déleste
Les textes
Prince céleste
Qui est comme Dieu
L'archange et le vœux
Si c'est vrai
Je saurai
Mieux t'aimer
Qui est comme Dieu
De l'homme le mieux

© Arnaud Charreyre - mai 2006

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MP3

M. m'a achever
Et P. M'a tuer
3 c'est trop
Avec 3 il ne peut pas
Que tu crois...
Que tu crois...
Que tu crois...
Et tu vois:

Le néant que l'on télécharge
Via un serveur inconnu
Je veux que jour et nuit à ma décharge
Travaillent ceux qui me larguent
A ceux que j'aime je dis tues

M. m'a achever
Et P. M'a tuer
3 c'est trop
Ou c'est pas assez
Pas assez!
Pas assez!
Pas assez!
Pas assez.

Si c'est la lune que l'on veut
J'ai de quoi faire quelques heureux
Via cam on devient Imperator
A s'exhiber sans plaisir
C'est sans gloire que l'on s'endort

M. m'a achever
Et P. M'a tuer
3 fois rien
Et le Saint Laurent
J'le descends et
J'le descends et
J'le descends...
Indécent.

Pour un malheureux méga byte
Full hardware et le PC plante
MP3 comme un toc informatique
Une erreur irrécupé-
Rable, plus de jus et
Je court-circuite

M. m'a achever
Et P. M'a tuer
3 c'est tout
Le système qui flanche
Je débranche?
Je débranche?
Je débranche?
Je débranche.
(salut).

© Arnaud Charreyre - février 2006

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ELVISBLUES

Asphalte et néons
Pluie sur le gazon
Et des cieux plombés
Hiver comme été
Parfum du passé
Des tombes musées
Des avions recuits
Au soleil de midi
C'mon baby
C'mon baby
C'mon sugar
C'mon honey
Yeah

Elvis Aaron, si c'était rien
Ou juste une illusion sans fin
Ou alors une machine à flouze
Don't wanna loose my Elvisblues
Est-ce bien le King en personne
Dessous la plaque Elvis Aaron?

Ice cream et bonbons
Seringues et flacons
L'esprit trop embrumé
Hiver comme été
Passent les années
Sur la parc ombragé
Et des vans à touristes
Au soleil de Memphis
C'mon baby
C'mon baby
C'mon sugar
C'mon honey
Yeah

© Arnaud Charreyre - février 2006

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L'AMOUR DANS L'OMBRE

Si on pouvait s'entendre
Oublier la distance
Je donnerais tout ce que j'ai
Pour aller au-delà, oui, mais...
Je ne pourrais lui rendre
Ses rêves d'amour tendre
Ses illusions de jours parfaits
Car au-delà moi je connais

Ce qui se cache dans sa vie
Ce qui ne vit pas dans son lit
Et puis

Je suis l'amour dans l'ombre
Mon cœur a les pieds dans la tombe
Je suis l'amour dans l'ombre
Dans la masse il me faut me fondre
Oh je suis l'amour dans l'ombre
Et je me nourris d'un sourire

Les étés en décembre
Le rythme de ses hanches
J'y pense souvent mais je sais
Qu'on ne vit jamais c'qu'on voudrait
Mm mm
Alors j'oublie d'emblée
Ce qui n'a pas été
Et ne sera jamais sans doute
Mes étés resteront en août

Et je construis une cathédrale
Qui griffe le bleu de ses yeux
Les cieux...
Où le vent pousse des nuages
Sous un soleil généreux
Mais je...

Je suis l'amour dans l'ombre
Mon cœur a les pieds dans la tombe
Je suis l'amour dans l'ombre
Dans la masse il me faut me fondre
Oh je suis l'amour dans l'ombre
Et je me nourris d'un sourire
Je suis l'amour dans l'ombre
Je suis là pour te soutenir...

Je suis dans le silence
Un battement qui danse
Un rêve qui chavire
Et qui reviens te dire
Je suis dans le silence (...)

© Arnaud Charreyre - mai 2006

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GAME OVER

Si le mystère de tes silences
Pouvait cracher le morceau
Désigner toutes tes absences
Par ta voix gagner le repos
Et oui l'histoire est finissante
Tout le long le chemin fut beau
La peine affûte déchirante
Ton profil en lame de couteau

Oui c'est
Game over
Game over
Game over
Si doux...
Oui c'est Game over
Game over
Quoi que l'on espère
Les jeux sont flous
Les jeux sont faits
Tant pis pour nous

Le fléau dont je me balance
A l'intérieur parfois me pique
Sans crier gare l'espérance
A des accès d'épileptique
Je verrai je le sais d'avance
Au fond de ton regard oblique
Un panneau marqué " en vacances -
Contactez le service technique "

Oui c'est(...)

Je ne connais pas de milieu
Je ne sais pas être à moitié
Te donner tout ce que je fus
Tel est mon Je têtu

Mais c'est(...)

© Arnaud Charreyre - mai 2006

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FRT FK

I feel the I.V.
I feel the Dran-O
I can feel the jolt
It's my time to go
I feel his presence
It surrounds my senses
But I don't, I don't know
I feel the I.V.
I feel the Dran-O
He cut all the things
He wants me to show
And I smell the Death
Right out of his breath
But I don't, I don't know

FRT FK
FRT FK
FRT FK
FRT FK
Plastic bag
I need a plastic bag
Plastic bag
FRT FK
(I feel the I.V.)
FRT FK
(I feel the Dran-O)
FRT FK
(I feel the I.V.)
FRT FK
(I feel the I.V.)
FRT FK
(I feel the Dran-O)
FRT FK
(I feel the I.V.)
FRT FK
(I feel the Dran-O)
FRT FK
(I feel the I.V.)
FRT FK
(I feel the Dran-O)

I NEED a plastic bag
Meet me at " Bob's bazaar bizarre "

© Arnaud Charreyre - mai 2006

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